En écho à la démarche d’écriture de l’autrice, cette œuvre est articulée en trois volets : quotidien, diffraction, métamorphose, que l’on retrouve sous la forme de trois types de papiers différents. Le gris plus dur du quotidien vient se métamorphoser en quelque chose de plus solaire (papier jaune), par le biais d’une diffraction, d’une action de réflexion (papier calque). Ce rythme est présent tout au long de l’ouvrage et donne ainsi naissance à un livre “mille-feuilles”, renfermé dans une couverture que le lecteur est amené à venir déchirer, s’approprier. Le geste prend ici une importance capitale, comme le reflet du travail de Lou lorsqu’elle vient s’approprier les interstices de temps de son quotidien. Le lecteur devient acteur de son livre, au lieu d’en être simplement spectateur.